Généalogie Bringuier-Sanchez
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Vendémian

L'Hérault

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Acte notarié du 20 décembre 1898

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Vente par les époux Durand-Fulcrande à Melle Ernestine Sanchez

Le vendeur, Mathieu Durand, était l'oncle d'Ernestine Sanchez. Il était le fils naturel de Céleste Durand, la mère de Pascal Sanchez. Son acte de mariage, dont il est question dans l'acte de vente ci-dessous, est consultable sur le site des Archives départementales de l'Hérault (registres d'état-civil de Saint-Pargoire pour la période 1866 - 1870 p. 70).

L’an mil huit cent quatre vingt dix-huit

Et le vingt décembre

Par devant Maître Victor Vican, notaire au Pouget (Hérault), soussigné, assisté des témoins ci-après nommés aussi soussignés

Ont comparu

Monsieur Mathieu Durand, agriculteur, et sous son autorisation Madame Joséphine Fulcrande, son épouse, sans profession, demeurant ensemble au Pouget.

Lesquels ont, par ces présentes, vendu en s’obligeant solidairement entre eux à toutes les garanties de fait et de droit

A Mademoiselle Ernestine Sanchez, sans profession, majeure, demeurant à Vendémian, ici présente et acceptant

Une maison d’habitation à un étage sur rez-de-chaussée, sise dans le village de Vendémian au lieu dit Vendémian, portée au cadastre section E numéro 850 confrontant la rue du Pioch, la rue du Coin et Barral.

Cette maison dépendait de la communauté légale de biens qui existe entre les vendeurs au moyen de l’acquisition que Monsieur en avait faite de Monsieur Pierre Fautrier, ramonet, demeurant à Cuxac d’Aude et domicilié à Vendémian, suivant contrat passé devant Maître Flavard, notaire, notre prédécesseur immédiat le sept décembre mil huit cent quatre vingt quatre, transcrit au bureau des hypothèques de Lodève le trente décembre suivant (1884) volume 392, numéro 15, moyennant le prix de trois cents francs que Monsieur Durand déclare et affirme avoir payé le vingt-six avril mil huit cent quatre vingt cinq, le dit Monsieur Fautrier décédé à Cuxac depuis environ dix ans.

Et Monsieur Fautrier la possédait auparavant pour l’avoir acquise de Monsieur Noël Cros, menuisier, demeurant à Vendémian y décédé depuis environ dix ans, suivant contrat passé devant Maître Martin, notaire à Gignac, le vingt février mil huit cent soixante huit, moyennant un prix payé et quittancé dans l’acte.

L’immeuble ci-dessus vendu est transmis pour forme de corps et sans garantie de l’état des constructions avec tous ses droits et facultés, ses servitudes actives et passives, apparentes et occultes, continues et discontinues, ses appartenances et dépendances, tel un mot qu’il se poursuit et comporte, sans en rien excepter ni réserver et libre de toutes dettes, rentes et hypothèques et, en outre, affranchi de l’hypothèque légale de Madame Durand, co-vendeuse.
L’acquéreuse en prendra possession et jouissance aujourd’hui même, époque à compter de laquelle elle en paiera les contributions à l’avenir.

La présente vente est faite et acceptée moyennant le prix de quatre cents francs que l’acquéreuse a tout présentement payé en bonnes espèces de cours comptées et délivrées à la vue du notaire soussigné aux vendeurs qui le reconnaissent et lui en donnent quittance définitive.

Etat civil

Les vendeurs déclarent qu’ils sont mariés en premières noces sous le régime de la comunauté légale de biens, à défaut de contrat ayant précédé leur union célébrée à la mairie de Saint Pargoire, Hérault, il y a environ trente ans.

Et qu’ils ne sont pas et n’ont jamais été tuteurs de mineurs ou interdit ni comptables de deniers publics.

L’acquéreuse requiert le notaire soussigné de faire transcrire le présent contrat mais elle le dispense de relever les états sur transcription.

Avant de clôre, lecture a été donnée aux parties des articles 12 et 13 de la loi du 23 août 1871.

Dont acte.

Fait et passé au Pouget en l’étude de Maître Vican, notaire

En présence de Messieurs Sylvain Olivier et François Rouquette, propriétaires, demeurant tous deux au Pouget, témoins instrumentaires requis.

Et après lecture, Mademoiselle Sanchez a seule signé avec les témoins et le notaire, non Monsieur et Madame Durand, lesquels requis séparement de signer par Maître Vican, notaire, lui ont déclaré l’un et l’autre ne le savoir.

Ont signé : Ernestine Sanchez – S. Olivier – F. Rouquette - Vican, notaire

Enregistré à Gignac le deux janvier 1899, numéro 231, reçu 5 F 50 c pour cent 22 francs ; décimes 5 F 50 ; total vingt-sept francs cinquante centimes E. Laget receveur signé

Enregistré sous le numéro 1021 des dépôts.

Transcrit au bureau des hypothèques de Lodève le dix-huit janvier mil huit cent quatre vingt dix-neuf.

Acte notarié du 20 décembre 1898
Acte notarié du 20 décembre 1898
Acte notarié du 20 décembre 1898
Acte notarié du 20 décembre 1898