Généalogie Bringuier-Sanchez
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L'Hérault

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Résumé des guerres de religion

Un très succint point d'histoire.

Sous le règne de François Ier, apparition de la "Réforme", le courant religieux suscité par les écrits de Luther en Allemagne, ceux de Zwingli en Suisse et de Calvin en France. Le Roi, la cour et l'épiscopat voient d'un bon oeil les idées humanistes sur un christianisme purifié. Le parlement de Paris, par contre, y est hostile et multiplie les procès notamment pour interdire les traductions de la bible.
  • 1534

Dans la nuit du 17 au 18 octobre, des pamphlets intitulés « Articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe papale » sont placardés en plusieurs points de Paris, d'Orléans, de Blois et d'Amboise (où la Cour était en résidence). Le Roi est obligé de réagir, et une trentaine de réformés sont brûlés.
  • Juillet 1535

François Ier suspend toutes les pousuites par l'Edit de Coucy.
  • 1536

Le roi accorde son pardon à tous les hérétiques.
  • 1539

Tenue du premier synode des Eglises réformées.
  • 1540

L'édit de Fontainebleau fait reprendre la répression. La Sorbonne rédige les « Articles de foi », une série de 25 articles résumant le dogme et l'organisation catholiques. Par ordre du Roi, ils sont enregistrés par le Parlement comme « lois du Royaume » (les membres du Parlement de l'Université devront prêter serment de fidélité).
  • 1546

Des listes de livres sont mises à l'index. En août, l'imprimeur Étienne Dolet est brûlé place Maubert à Paris
  • 1560

On dénombre près de 2 millions de protestants, soit 10% de la population. Le comte de Villars, lieutenant du roi en Languedoc, lance une expédition punitive dans les Cévennes et le Bas-Languedoc qui sont les principaux bastions protestants du Royaume. Dès qu'il relâche sa surveillance, le culte nouveau se rétablit et peu à peu les églises sont transformées en temple.
  • 17 janvier 1562

Charles IX (12 ans) signe l'édit de tolérance de Saint-Germain préparé par sa mère, Catherine de Médicis, régente du royaume, assistée du chancelier Michel de l'Hospital. Par cet Édit, le jeune roi confère aux protestants français le droit de célébrer le culte à l'extérieur des villes fortifiées ainsi que de tenir des assemblées dans les maisons privées à l'intérieur de ces mêmes villes. Le Parlement de Paris refuse de ratifier l'Édit de Janvier. Protestants et catholiques se tiennent sur le qui-vive, prêts à en découdre. Quelques semaines plus tard, le 1er mars, le duc François de Guise et sa troupe d'archers surprennent dans le village de Wassy (ou Vassy), en Champagne, 200 protestants en train d'écouter un prêche dans une grange, à l'intérieur de la ville close et dans des conditions donc illégales. Le duc s'irrite de cette violation de l'Édit de Janvier. Sur son ordre, la troupe massacre sauvagement les protestants. On compte une trentaine de morts et une centaine de blessés. C'est le début des guerres de religion.
  • 1567

A Nîmes, au cours d'une « Michelade » deux cents prêtres et notables catholiques furent tués.
  • 24 août 1572

Massacre de la Saint-Barthélémy. On évalue le nombre de victimes à 30 000.
  • 1573

Les protestants prennent Aigues-Mortes.
  • 4 juillet 1575

Claude de Narbonne-Caylus, commandant en chef des armées protestantes du diocèse de Béziers et Narbonne, se rend maître de Lodève qu'il saccage et dont il profane la châsse de St Fulcran.
  • 1573

Les protestants ont réagit très vivement au massacre de la Saint Barthélémy et développé une pensée politique souvent très véhémente à l'égard de la monarchie. Une grande partie du sud et sud-ouest, là où la présence protestante est bien plus forte, fait cessation avec le pouvoir de Paris : les Etats-Unis du Midi sont nés. Les protestants s'organisent eux-mêmes, perçoivent les impôts, renforcent une armée permanente pour assurer la sécurité, s'assurent du pouvoir municipal et remplacent ainsi petit à petit l'administration royale. Désormais le roi, sur lequel on comptait jusqu'à présent, n'est plus un interlocuteur fiable. Pour les Protestants, il a manqué à un devoir essentiel : la sécurité de ses sujets et s'est par conséquent éloigne de la volonté de Dieu: la résistance armée ne pose plus aucun doute.
  • 30 avril 1598

Henir IV signe l'Edit de Nantes qui rétablit la paix religieuse en France. L'Edit reconnaît l'existence de la "Religion Prétendue Réformée" (qui n'est plus une hérésie promise au bûcher) et rétablit le culte catholique dans l'ensemble du royaume. Il octroie par six «libertés» à la minorité protestante :
– selon certaines conditions, des lieux de culte particuliers dans une ville par bailliage (sauf Paris),
– l'admission des protestants dans les écoles,
– le droit pour eux d'exercer des fonctions publiques,
– le droit de tenir des assemblées,
– le droit de tenir une centaine de places de sûreté. En Languedoc, les protestants obtiennent 7 places de sûreté à l’est de l’Hérault dont Montpellier, Aigues-Mortes et Clermont. Nîmes, Alès, Uzès, Privas… qui sont gouvernées par les huguenots. En Haut-Languedoc, Castres forme un îlot protestant.
– des tribunaux spéciaux où sont jugées en appel les affaires où les protestants sont partie prenante.
  • 1610

Assassinat d'Henri IV.
  • 1621

L'assemblée nationale des Eglises réformées refuse de se dissoudre. Les principaux chefs protestants sont Henri de Rohan qui commande en Languedoc et Benjamin de Rohan, seigneur de Soubise, qui reste dans la région de la Rochelle. Louis XIII se met en campagne en avril et entre sans résistance dans les deux villes protestantes de Saumur et de Thouars. La ville de Saint-Jean d'Angely en Saintonge, tenue par Soubise, résiste mais doit se rendre après un siège de deux semaines. Ses remparts sont renversés et elle perd ses privilèges. L'armée royale se dirige ensuite vers Montauban pourvue d'une forte garnison et met le siège devant la ville. Mais atteinte d'une épidémie de fièvre qui lui cause beaucoup de pertes, elle se retire.
  • 1622

Henri de Rohan est maître du Languedoc. Il établit son quartier général de 1622 à 1629 à Anduze dont il fait une place forte. oubise tient la Rochelle qui avait acquis la suprématie maritime sur la côte atlantique. Il pille les villes catholiques du Bas-Poitou. Le roi, appelé au secours, livre bataille dans le marais poitevin de Rié. Soubise perd plusieurs milliers d'hommes mais s'échappe de justesse. Poursuivant son avantage l'armée royale occupe les places protestantes de Guyenne et pousse jusqu'à Montpellier dont elle fait le siège sans succès. En octobre, sous les murs de Montpellier, le roi accorde un traité aux protestants. Une amnistie couvre tous les faits de guerre de 1621 à 1622. Les protestants doivent démanteler de nombreux sites fortifiés et renoncer à tenir garnison dans certaines de leurs places de sûreté. Le roi entre dans Montpellier. L'assemblée de la Rochelle accepte les termes du traité et se disperse.
  • 1624-1629

Les hostilités reprennent en 1624. En septembre 1628, Henri de Rohan tient toujours le Languedoc. Il entame des négociations avec l'Espagne devenue adversaire de la France. Lorsque celles-ci aboutissent, les secours espagnols n'ont pas le temps de venir avant que les forces royales, de retour d'Italie, passent à l'offensive dans le Vivarais, et prennent la place forte de Privas (Ardèche). Les habitants sont massacrés ou chassés avec interdiction de revenir et la ville est brûlée. Cette nouvelle conduit les places fortes du Languedoc à capituler. Louis XIII met le siège devant Alès (Gard) qui se rend en juin 1629. Henri de Rohan se soumet. Il est autorisé à partir en exil à Venise.1629 - Par la paix d'Alès (ou Alais) Louis XIII accorde son pardon aux habitants de la ville qui conservent leurs biens. Les réformés peuvent continuer à pratiquer leur religion. La paix d'Alès est confirmée par l'édit de grâce de Nîmes qui accorde l'amnistie aux protestants et confirme l'édit de Nantes mais enlève aux protestants leurs privilèges politiques : places de sûreté et assemblées politiques. Elle met fin à six ans de guerre civile et marque la fin du parti protestant. Richelieu fait raser les fortifications des villes soulevées : les protestants sont dorénavant entièrement dépendants du « bon plaisir » du roi.
  • 1661

Arrivée au pouvoir de Louis XIV qui fait appliquer strictement l'Édit de Nantes : des commissaires, l'un catholique et l'autre protestant, étaient chargés d'examiner si les temples édifiés l'étaient en conformité avec le texte de l'Édit. Sinon, ils devaient être détruits. Cela entraîna des procès dont certains durèrent parfois plus de vingt ans. Le roi s'attaqua ensuite aux protestants sur d'autres plans, faisant interdire certaines professions (telles celles de sage-femme et de médecin), la possession d'offices, la vente de leurs biens, la sortie du royaume sans justification, sous peine de mort et, plus tard, sous peine des galères. Il fut permis aux enfants de sept ans de se faire catholiques s'ils le voulaient et, par ailleurs, les conversions furent encouragées. Outre les moyens classiques de la prédication et des missions, on organisa une caisse des conversions. Mais, surtout, l'intendant de Poitou, Marillac, eut l'idée d'utiliser des "convertisseurs" , des dragons logés chez les protestants avec liberté d'y agir à leur guise. Leurs excès sont réprouvés par le roi. Il n'empêche que son ministre Louvois étend le procédé au Midi, au Béarn et au Languedoc. Par le fait des «dragonnades», les conversions forcées se multiplient. Sur la foi de rapports optimistes, le roi-soleil en vient à croire qu'il n'existe pratiquement plus de calvinistes dans son royaume. Malgré la dernière requête que lui adressent les protestants pour l'assurer de leur loyauté, Louis XIV considère que la tolérance instituée par Henri IV n'a plus lieu d'être.
  • 1663

Le rasement des temples commence dans Le Languedoc.
  • 18 octobre 1685

Louis XIV révoque l'Edit de Nantes (qui avait déjà été sérieusement amendé par la paix d'Alès de 1631 et par des vexations successives - interdiction des enterrements de jour pour les protestants, destruction de temples, interdiction des mariages mixtes...) par l'Edit de Fontainebleau qui interdit le culte protestant. Il précise les mesures qui préviendront tout retour à l’ancienne doctrine : les temples sont détruits, les enfants doivent obligatoirement être enseignés dans la religion du Roi, les pasteurs ont 15 jours pour quitter le royaume. Ils seront désormais emprisonnés ou exécutés. De nombreux protestants prennent le chemin de l'exil avec difficultés puisqu'il leur est interdit d'émigrer. Ce mouvement est appelé le "Refuge". On estime que sur une population protestante d'environ 800 000 persones (la population du royaume s'élevait alors à environ 20 millions d'habitants), un peu moins de 200 000, c'est-à-dire près de 25%, quittèrent le royaume. Pour ceux qui restent, la période qui suivit fut celle des assemblées secrètes, la période du Désert. Le terme de "désert" vient de la bible, de l'époque où les juifs, chassés se retrouvèrent dans le désert pour y pratiquer leur religion. Le terme fut repris pour imager les assemblées qui avaient lieu dans des endroits secrets. Lorsque les dragons surprennent ces assemblées, les participants sont arrêtés, les enfants sont envoyés dans des couvents, les femmes en prison, les hommes aux galères, les prédicants roués vifs.
  • 1686-1688

De nombreux protestants, cévenols et languedociens surtout, sont déportés aux " îles de l'Amérique ". Beaucoup périront au cours du voyage, de maladie, d'épuisement ou au cours de naufrages. Cette déportation, qui visait à terroriser les populations protestantes, toucha entre 500 et 1 000 personnes.
  • 24 juillet 1702

Les paysans cévenols prennent les armes. Trois mille camisards (ces Huguenots des Cévennes portaient une chemise blanche la nuit en signe de reconnaissance d'où leur nom de "camisard") tiendront tête aux troupes royales (30 000 soldats) pendant deux ans. L'acte marquant le début de la guerre des camisards est l'exécution de l'Abbé du Chayla qui était l'agent de l'intendant du Languedoc, chargé de faire appliquer la répression en Cévennes. Les chefs camisards (Cavalier, Roland, Castanet, Jouany) commandent leurs troupes avec habileté. Trois maréchaux de France commandant les meilleures troupes de royaume ne parviennent pas à exterminer ces bandes disparates, malgré les formidables moyens mis en oeuvre. Pour en venir à bout, louis XIV ordonne "le brûlement complet des Cévennes", 31 paroisses sont incendiées.
  • 1704

En mai, Roland et d'autres chefs camisards sont tués. Jean Cavalier négocie avec le maréchal Villars puis dépose las armes.
  • 27 décembre 1768

Marie Roux et Suzanne Pagès, les dernières prisonnières de la Tour de Constance à Aigues-Mortes, sont libérées après après 23 et 27 ans de détention.
  • 1775

Les derniers forçats sortent du bagne.
  • 1787

Un texte royal destiné à "ceux qui ne font pas profession de la religion catholique" accorde un statut civil aux protestants, sans que la liberté de culte leur soit officiellement reconnue.
  • 1789

La Révolution Française proclame la liberté de conscience et le libre exercice du culte.
  • 16 juillet 1801

Un nouveau concordat est conclu entre le pape Pie VII et Bonaparte. Le catholicisme n'est plus religion d'Etat.

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