Généalogie Bringuier-Sanchez
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La 1ère guerre mondiale à Vendémian

Pour aller plus loin, voir également la rubrique 1914-1918 dans la revue de web.

- L'entrée en guerre, la mobilisation

- Les vendémianais mobilisés

- Quand les mobilisés sont-ils partis ?

- Les vendémianais Morts pour la France

- Les combattants vendémianais décorés

- Après la guerre

- Les monuments commémoratifs de Vendémian

- L'édification des monuments aux morts

- Les sépultures des soldats de la 1ère guerre mondiale


L'entrée en guerre, la mobilisation

Le samedi 1er août 1914, à 16 h, tous les clochers de France font entendre le tocsin. Dans chaque commune, est placardé l'ordre de mobilisation : celle-ci est fixée au dimanche 2 août.

A l'appel de mobilisation générale, les deux dernières classes libérées du service militaire rejoignent individuellement, dans les 48 heures, les régiments d'active qui sont ainsi portés à leur effectif de guerre et embarqués pour leur destination. La libération de leurs quartiers permet d'accueillir les hommes des unités de réserve (destinées à renforcer l'armée de campagne) puis de la territoriale. La mobilisation va nécessiter 10 000 trains du 1er au 15 août.

La mobilisation concerne également les propriétaires d'animaux qui sont tenus de les déclarer à la mairie et percoivent une indemnité en cas de réquisition. En 1914, 135 000 chevaux partent à la guerre. 

Le 18 août, 2 700 000 soldats sont prêts à entrer en campagne, 680 000 sont dans les dépôts, 200 000 territoriaux assurent la sécurité des voies de communication.

Pour Vendémian, d'après les indications portées sur le livret militaire d'Eloïs Bringuier, les hommes mobilisés doivent se rendre à la caserne de gendarmerie de Gignac. Ce document stipule également que :
  • en cas de mobilisation par voie d'affichage ou sur la voie publique, on ne doit attendre aucune notification individuelle,
  • le militaire ne doit pas faire usage du chemin de fer pour rejoindre la localité où il doit se rendre,
  • en cas d'absence du domicile au moment de la mobilisation, il peut faire usage gratuitement du chemin de fer. A cet effet, il doit se présenter à la gare la plus proche de son lieu de résidence momentanée, le 3ème jour de la mobilisation avant 9 heures du matin et rejoindre directement la caserne de gendarmerie de Gignac.
Eloïs Bringuier devait se présenter à la caserne de gendarmerie de Gignac le 3ème jour de la mobilisation avant 4 h du soir pour y être employé comme conducteur d'animaux et voitures puis rejoindre le 56ème régiment d'artillerie stationné à Montpellier.

Qui était mobilisable ? Les régiments de la réserve et de la territoriale accueillaient tous les mobilisables ayant déjà effectué leur service militaire ou y ayant échappé pour une raison ou une autre : exemptés, réformés, sursitaires, omis, etc.

Les classes étaient  appelées le 1er novembre de l'année suivant leur formation. En août 1914, au moment de la mobilisation, les classes d'âge se répartissaient ainsi : 
  • armée active : nés en 1891 et 1892 = classes 1911 et 1912 = 23 et 22 ans
  • réserve de l'active : nés entre 1890 et 1881 = classes 1910 à 1901 = 24 à 33 ans inclus
  • armée territoriale : nés entre 1880 et 1875 = classes 1900 à 1895 = 34 à 39 ans inclus
  • réserve de la territoriale : nés entre 1874 et 1869 = classes 1894 et 1889 = 40 à 45 ans inclus
En cas de guerre, la classe première à marcher pouvait être appelée par anticipation. C'est pourquoi l'armée active comprenait également en août la classe 1913 (hommes nés en 1893) qui n'aurait dû être appelée qu'à l'automne.

Les régiments de réserve se rattachaient aux régiments d'active, dont ils reprenaient la numérotation augmentée de 200. Le régiment de réserve du 1er RI était ainsi le 201e RI. Il avait même lieu de recrutement et de garnison, et la plupart des réservistes de 1914 partirent dans la réserve du régiment où ils avaient fait leurs classes. Cette distinction ne dura pas.

Une loi du 21 mars 1905 avait imposé le service militaire personnel, obligatoire et universel. En août 1914, la conscription reposait sur la loi sur le recrutement de l’armée adoptée le 7 août 1913. Celle-ci avait rétablit la durée du service militaire à trois ans et réduit l’âge d’appel de 21 à 20 ans. Aux classes 1911 à 1913, déjà présentes dans les casernes, sont venues s'ajouter toutes les classes de la réserve, de la territoriale et de la réserve territoriale, c’est-à-dire des hommes ayant effectué leur service mais restant à disposition du ministère de la guerre jusqu’à 48 ans.

Après l'armistice du 11 novembre 1918, la durée du service militaire est réduite : la classe 1919 sera libérée avant la fin des trois ans prévus.

Les vendémianais mobilisés  Remonter en haut de page

Source : Archives départementales de l'Hérault (registres d'état-civil, recensements et registres matricules militaires). Les informations de cette rubrique sont mises à jour au fur et à mesure de mes lectures. Si vous possédez des informations que vous souhaitez partager, n'hésitez pas à me les transmettre, je les ajouterai à cette page.

Pour établir la liste des vendémianais mobilisés, je m'appuie sur les registres d'état-civil de 1868 (classe 1888) à 1899 (classe 1919), le recensement de 1911 et les registres matricules militaires. J'ai établis la liste des naissances masculines pour cette période desquelles j'ai soustrais les décès (dont j'ai eu connaissance par les registres de décès ou d'après les indications des registres matricules) intervenus avant 1914. Il reste néanmoins de nombreux vendémianais pour lesquels je n'ai aucune information de décès et que je n'ai pas retrouvé non plus sur les registres matricules. Ceci m'a permis d'établir la liste ci-dessous qui est appelée à s'allonger puisque la lecture du recensement de 1911 indique que 137 hommes remplissaient la condition d'âge requise pour partir à la guerre.

Pour accéder au détail des informations qui m'ont permis d'établir la liste des hommes de Vendémian mobilisés, cliquez ici.

  • Classe 1889 Etienne Bergond, Hippolyte Barthélémy (garde-champêtre)
  • Classe 1890 Antoine Bro, Félix Paloc, Honoré Caysergues
  • Classe 1891 Jean Rigal, Antonin Segondy
  • Classe 1892 Toussaint Aubert, Florian Bousquet, Hector Faucilhon, Léopold Lauras, Junior Revel, Elisée Roques, Maximin Vaillé, Eugène Gavalda
  • Classe 1893 Eloïs Bringuier Clément Bro, François Roux
  • Classe 1894 Joseph Arnaud, Joseph Faucilhon, Charles Coulet, Pierre Redonnel, Léon Gasc (foudrier), Alphonse Aguilhon
  • Classe 1895 Marius Perrette
  • Classe 1896 Siméon Barral, Félicien Mirebagues, Joseph Nougaret, René Albagnac, Etienne Bascou
  • Classe 1897 Léon Partenet
  • Classe 1898 Paul Gasc (détartreur), Albert Sauvage (instituteur de Vendémian)
  • Classe 1899 Auguste Hébrard
  • Classe 1900 Clément Barral
  • Classe 1901 néant
  • Classe 1902 Pierre Cazal
  • Classe 1903 Gaspard Bousquet, Henri Barrier
  • Classe 1904 Abel Coulet, Augustin Dumas
  • Classe 1905 Arthur Gasc
  • Classe 1906 néant
  • Classe 1907 Antonin Hébrard
  • Classe 1908 Joseph Faucilhon, Fernand Perrette, Joseph Roche, Edouard Mazet, Michel Sanhet
  • Classe 1909 Henri Lalèque, Gaston Nougaret
  • Classe 1910 Jean Nougaret, Augustin Segondy, Louis Roche
  • Classe 1911 Léon Roux
  • Classe 1912 Aimé Barral, Etienne Sanhet, Léopold Souchon
  • Classe 1913 Louis Barthélémy (garde-champêtre), Arthur Nougaret, Joseph Curabec
  • Classe 1914 Aimé Nougaret, Joseph Paloc, Louis Paroutel
  • Classe 1915 Georges Rodier, Elie Curabec
  • Classe 1916 Elisée Combes, Paul Combes, Aloïs Barral, André Cellier
  • Classe 1917 Aimé Faucilhon, Albert Paloc, Désiré Segondy
  • Classe 1918 Maurice Arnal, Gabriel Bouys, Alphonse Alary, Léonce Bro
  • Classe 1919 Alfred Fonzes
3 non convoqués à la mobilisation : Louis Martin (classe 1888), Cyrpien Ricard (classe 1888), Frédéric Rodier (classe 1888).
2 exemptés : Georges Lautier (classe 1893), Etienne Cros (classe 1914).
2 réformés : Raphael Serieys (classe 1904), Ernest Auriac (classe 1894).

Quand les mobilisés sont-ils partis et revenus de Vendémian ?   Remonter en haut de page

Etaient déja sous les drapeaux à la mobilisation : Aimé Barral, depuis le 1er octobre 1913, André Cellier (classe 1916) engagé volontaire en mars 1914.

1914
  • 1er août : Louis Roche (24 ans)
  • 2 août, 3 départs : Pierre Cazal (32 ans), Léon Roux (23 ans), Etienne Sanhet (22 ans)
  • 3 août, 11 départs : Etienne Bergond (45 ans), Joseph Faucilhon (40 ans), Marius Perrette (39 ans), René Albagnac (38 ans), Albert Sauvage (36 ans), Gaspard Bousquet (31 ans), Augustin Dumas (30 ans), Arthur Gasc (29 ans), Fernand Perrette (26 ans), Joseph Roche (26 ans), Michel Sanhet (26 ans)
  • 4 août, 10 départs : Elie Roques (42 ans), Léon Gasc (40 ans), Joseph Nougaret (38 ans), Léon Partenet (37 ans), Paul Gasc (36 ans), Auguste Hébrard (35 ans), Henri Barrier (31 ans), Henri Lalèque (25 ans), Jean Nougaret (24 ans), Maximin Vaillé (42 ans)
  • 5 août, 5 départs : Antoine Bro (45 ans), Honoré Caysergues (44 ans) Jean Rigal (43 ans), Florian Bousquet (42 ans), Eloïs Bringuier (41 ans),
  • 6 août, 2 départs : Antonin Segondy (43 ans), Louis Casas (40 ans)
  • 8 août : Joseph Arnaud (40 ans)
  • 10 août : retour de Honoré Caysergues
  • 11 août, 5 retours : retour de Etienne Bergond, parti le 3 août, Elie Roques et Maximin Vaillé partis le 4 août, Jean Rigal parti le 5 août, Antonin Segondy parti le 6
  • 13 août, 2 retours : retour de Antoine Bro et de Florian Bousquet partis le 5 août
  • 17 août : retour de Michel Sanhet
  • 18 août : retour de Eloïs Bringuier parti le 5 août.
  • 1er septembre : Joseph Paloc (20 ans)
  • 5 septembre : Siméon Barral (38 ans)
  • 11 septembre : Félicien Mirebagues (38 ans)
  • 28 septembre : 2ème départ de Eloïs Bringuier (41 ans)
  • 30 septembre : Edouard Mazet (26 ans)
  • 6 octobre : François Louis Roux (41 ans)
  • 7 octobre : décès de Marius Barrier, classe 1906, tué à l'ennemi au bois de Flirey à l'âge de 28 ans
  • 19 octobre, 3 départs : Toussaint Aubert (42 ans), Léopold Lauras (42 ans), Louis Barthélémy (21 ans)
  • 5 novembre : Abel Coulet (30 ans)
  • 6 novembre : décès de Antonin Roux, classe 1902, tué à l'ennemi à Massiges à l'âge de 32 ans
  • 10 novembre : Maximim Vaillé (42 ans)
  • 14 novembre : Augustin Segondy (24 ans)
  • 19 novembre : Louis Paroutel (20 ans)
  • 22 novembre : Junior Revel (42 ans)
  • 23 novembre : Eugène Gavalda (42 ans)
  • 8 décembre : Alphonse Aguilhon (40 ans)
  • 11 décembre : Etienne Bascou (38 ans)
  • 21 décembre : décès de Louis Cournut, classe 1898, tué à l'ennemi au bois de Haucourt à l'âge de 36 ans
  • 23 décembre : Clément Barral (34 ans)
1915
  • 4 janvier : Pierre Redonnel (40 ans)
  • 16 janvier : Gaston Nougaret (26 ans)
  • 18 janvier : 2ème départ de Florian Bousquet (43 ans)
  • 20 février : Antonin Hébard (28 ans)
  • après le 23 février : retour de Pierre Redonnel parti le 4 janvier
  • 3 mars : 2ème départ de Jean Rigal (44 ans), 2ème départ de Antonin Segondy (44 ans)
  • après le 15 mars : retour de Etienne Bascou, classe 1896, mobilisé 3 mois et 4 jours
  • 20 mars : Charles Coulet (40 ans)
  • 30 mars : 2ème départ de Antoine Bro (45 ans)
  • 31 mars : Félix Paloc (45 ans), 2ème départ de Honoré Caysergues (45 ans)
  • 12 avril : Paul Combes (19 ans), Elisée Combes (19 ans)
  • après le 18 avril : 2ème retour de Antonin Segondy
  • 19 avril : 2ème départ de Etienne Bergond (46 ans), départ de Hippolyte Barthélémy (46 ans)
  • après le 5 mai : retour définitif de Etienne Bergond
  • 14 mai : décès des suites de ses blessures de Louis Roche, classe 1910, à Beauséjour à l'âge de 25 ans
  • 16 mai : décès de Edouard Mazet, classe 1908, tué à l'ennemi à Beauséjour à l'âge de 27 ans
  • 23 mai : Joseph Faucilhon (27 ans)
  • 12 juillet : Hector Faucilhon (42 ans)
  • après le 25 juillet : retour définitif de Félix Paloc mobilisé 116 jours
  • après le 27 août : retour de Fernand Perrette mobilisé 1 an et 24 jours
  • 5 septembre : Siméon Barral (38 ans)
  • 9 septembre : Joseph Marius Curabec (22 ans), Elie Curabec (20 ans)
  • 11 septembre : 2è départ de Michel Sanhet
  • 25 octobre : retour définitif de Etienne Sanhet mobilisé 1 an, 2 mois et 23 jours
  • 5 novembre : 2ème retour de Michel Sanhet
  • 1er décembre : 3ème départ de Antonin Segondy (44 ans)
  • 20 décembre : 2ème départ de Pierre Redonnel
  • 27 décembre : 2ème départ de Etienne Bascou (39 ans)
1916
  • 9 janvier : Désiré Segondy (19 ans)
  • 10 janvier : Albert Paloc (19 ans)
  • après le 10 février : retour définitif de Louis Casas mobilisé 1 an, 6 mois et 4 jours
  • après le 11 mars : retour définitif de Siméon Barral mobilisé 6 mois et 6 jours
  • 29 mars : Clément Bro (41 ans)
  • 23 août : décès des suites de ses blessures de Auguste Sauvagnac, classe 1916, à Cayeux à l'âge de 20 ans
  • 31 mars : décès de Louis Paroutel, classe 1914, tué à l'ennemi au Combekopf à l'âge de 22 ans
  • 11 août : Aloïs Barral (20 ans), Aimé Faucilhon (19 ans)
  • 13 septembre : disparition de Clément Barral, classe 1900, à Combles, à l'âge de 36 ans
  • 9 octobre : Aimé Nougaret (22 ans)
1917
  • après le 9 janvier : retour de Léon Gasc, mobilisé 2 ans, 5 mois et 5 jours
  • 20 avril : décès de Elie Curabec, classe 1915, des suites de ses blessures à Chevreux, à l'âge de 22 ans
  • 2 mai : Maurice Arnal (19 ans), Alphonse Alary (19 ans), Léonce Bro (20 ans)
  • après le 19 mai : retour de Joseph Faucilhon mobilisé 2 ans, 9 mois et 16 jours
  • 22 mai : Léopold Souchon (25 ans), Arthur Nougaret (24 ans)
  • après le 23 juin : retour de Charles Coulet
  • après le 1er juillet : 2ème retour (et définitif) de Pierre Redonnel
  • après le 13 juillet : retour de Antoine Bro mobilisé 2 ans, 3 mois et 14 jours
  • après le 1er août : retour de Honoré Caysergues mobilisé 2 ans, 4 mois et 1 jour
  • 4 septembre : Georges Rodier (22 ans)
  • après le 6 septembre : 3ème retour (et définitif) de Antonin Segondy mobilisé 1 an, 9 mois et 4 jours
  • 27 octobre : décès de Auguste Hébrard, classe 1899, à l'âge de 38 ans
  • après le 28 septembre : retour de Joseph Faucilhon mobilisé 2 ans, 4 mois et 5 jours
  • 19 novembre : 2ème départ de Charles Coulet (42 ans)
1918
  • après le 28 mars 1919 : retour de Aimé Barral mobilisé 4 ans, 5 mois et 27 jours
  • après le 31 mars : retour de Arthur Gasc mobilisé 3 ans, 7 mois et 28 jours
  • 16 avril : Albert Fonzes (20 ans)
  • 20 avril : Gabriel Bouys (20 ans)
  • 17 juillet : 3è départ de Michel Sanhet
  • 28 août : décès de Maurice Arnal, classe 1918, des suites de ses blessures à l'âge de 20 ans
  • après le 16 novembre : retour de Hippolyte Barthélémy, mobilisé 3 ans, 6 mois et 27 jours.
  • après le 6 décembre : retour de Léopold Lauras mobilisé 4 ans, 1 mois et 18 jours.
  • après le 19 décembre : retour de Jean Rigal mobilisé 3 ans, 9 mois et 16 jours.
  • après le 26 décembre : retour de Félicien Mirebagues mobilisé 4 ans, 3 mois et 15 jours.
  • après le 27 décembre : retour de Maximin Vaillé mobilisé 4 ans, 1 mois et 17 jours.
  • après le 28 décembre : retour de Eloïs Bringuier mobilisé 4 ans et 3 mois.
1919

  • après le 2 janvier : retour de Junior Revel mobilisé 4 ans, 1 mois et 10 jours
  • après le 4 janvier : retour de Florian Bousquet mobilisé 3 ans, 11 mois et 17 jours, de Marius Perrette mobilisé 5 ans, 5 mois et 1 jour
  • après le 6 janvier : retour de Toussaint Aubert mobilisé 4 ans, 2 mois et 18 jours
  • après le 9 janvier : retour de François Roux mobilisé 4 ans, 3 mois et 3 jours, retour de Joseph Arnaud mobilisé 4 ans, 5 mois et 1 jour
  • après le 11 janvier : retour de Hector Faucilhon mobilisé 3 ans, 5 mois et 30 jours
  • après le 21 janvier : retour de Albert Sauvage mobilisé 4 ans (retour à Saint-Pargoire et non à Vendémian), 5 mois et 18 jours. Il n'est pas rentré à Vendémian mais à Saint-Pargoire.
  • après le 22 janvier : retour de Paul Gasc mobilisé 4 ans, 5 mois et 18 jours, retour de Gaspard Bousquet mobilisé 4 ans, 5 mois et 19 jours
  • après le 29 janvier : retour de Joseph Nougaret mobilisé 4 ans, 5 mois et 25 jours, retour de Jean Partenet mobilisé 4 ans, 5 mois et 25 jours
  • après le 31 janvier : retour de René Albagnac mobilisé 4 ans, 5 mois et 28 jours
  • après le 1er février : retour de Henri Barrier mobilisé 4 ans, 5 mois et 28 jours
  • après le 2 février : retour de Alphonse Aguilhon mobilisé 4 ans, 1 mois et 25 jours
  • après le 5 février : retour de Charles Coulet mobilisé 3 ans et 175 jours
  • après le 10 février : retour de Louis Casas mobilisé 1 an, 6 mois et 4 jours
  • après le 14 février : retour de Etienne Bascou (classe 1896), mobilisé 3 ans, 1 mois et 18 jours
  • après le 28 février : retour de Abel Coulet mobilisé 4 ans, 3 mois et 23 jours
  • après le 12 mars : retour de Joseph Roche mobilisé 4 ans, 7 mois et 9 jours
  • après le 15 janvier : retour de Eugène Gavalda (classe 1892), mobilisé 4 ans, 1 mois et 22 jours
  • après le 9 mai : retour de André Cellier (classe 1916), mobilisé 4 ans, 9 mois et 7 jours
  • après le 21 mars : retour de Antonin Hébrard mobilisé 4 ans, 2 mois et 1 jour
  • après le 23 mars : retour de Augustin Dumas mobilisé 4 ans, 7 mois et 20 jours
  • après le 12 avril : retour de Pierre Cazal mobilisé 4 ans, 8 mois et 10 jours
  • après le 19 juillet : retour de Georges Rodier (classe 1915) mobilisé 1 an, 10 mois et 15 jours
  • après le 23 juillet : retour de Michel Sanhet
  • après le 30 juillet : retour de Gaston Nougaret, classe 1909, mobilisé 4 ans, 6 mois et 14 jours, de Arthur Nougaret, classe 1913, mobilisé 2 ans, 2 mois et 8 jours
  • après le 31 juillet : retour de Louis Barthélémy, classe 1913, mobilisé 4 ans, 9 mois et 12 jours
  • après le 1er août : retour de Henri Lalèque, classe 1909, mobilisé 4 ans, 11 mois et 28 jours
  • après le 8 août : retour de Aimé Nougaret, classe 1914, mobilisé 2ans, 9 mois et 30 jours
  • après le 12 août : retour de Augustin Segondy, classe 1910, mobilisé 4 ans, 8 mois et 28 jours
  • après le 13 août : retour de Jean Nougaret, classe 1910, mobilisé 5 ans et 9 jours
  • après le 17 août : retour de Albert Paloc, classe 1917, mobilisé 3 ans, 7 mois et 7 jours
  • après le 18 août : retour de Léopold Souchon, classe 1912, mobilisé 2 ans, 2 mois et 27 jours
  • après le 25 août : retour de Léon Roux, classe 1911, mobilisé 5 ans et 23 jours
  • après le 30 août : retour de Elisée Combes, classe 1916, mobilisé 4 ans, 4 mois et 15 jours
  • après le 9 septembre : retour de Joseph Paloc, classe 1914, mobilisé 5 ans et 8 jours
  • après le 20 septembre : retour de Aloïs Barral, classe 1916, mobilisé 3 ans, 1 mois et 9 jours
  • après le 22 septembre : retour de Paul Combes, classe 1916, mobilisé 4 ans, 5 mois et 10 jours
  • après le 25 septembre : retour de Désiré Ségondy, classe 1917, mobilisé 3 ans, 8 mois et 16 jours
  • après le 27 septembre : retour de Aimé Faucilhon, classe 1917, mobilisé 3 ans, 1 mois et 16  jours
  • après le 7 octobre : retour de Joseph Curabec, classe 1913, mobilisé 4 ans et 28 jours
  • après le 23 octobre : retour de Gabriel Bouys, classe 1918, mobilisé 1 an, 6 mois et 3 jours, retour de Alphonse Alary et Léonce Bro, classe 1918, mobilisés 2 ans, 5 mois et 21 jours

Les vendémianais Morts pour la France   Remonter en haut de page

Il s'agit des vendémianais (habitants de Vendémian et pas seulement les natifs de la commune), indiqués sur les plaques commémoratives de l'église et sur le Monument aux Morts de Vendémian.

Le Ministère de la Défense a mis en ligne, sur le site Mémoire des hommes, les fiches des Morts pour la France. J'y ai retrouvé la plupart des vendémianais portés sur les monuments commémoratifs.

  • Le nom exact du lieu de décès est Saint-Etienne-à-Arnes. L'historique du 21ème BCP, numérisé par Jérôme Charraud sur le site Pages 14-18, est en ligne (cliquez ici). Maurice Arnal y figure, en fin de document, dans la liste des Tombés au champ d'honneur du bataillon.
  • Le site MémorialGenWeb indique que ce soldat est mort en captivité. Je ne pense pas que ce soit exact, aucune information le confirmant n'est indiquée sur la fiche Mémoire des hommes, rien non plus dans l'historique du 21ème BCP.
  • Pour le 12 septembre 1916, le JMO indique qu'il y a eu 5 officiers et 262 hommes de troupe tués, 12 officiers et 498 hommes de troupe blessés dont 1 disparu.
    • Chevreux était un hameau, aujourd'ui disparu, situé non loin de Craonne, sur le chemin des Dames.
    • Beauséjour était situé sur la commune de Minaucourt-Le Mesnil-lès-Hurlus dans la Marne.
    • Pour le 16 mai 1915, le JMO mentionne qu'il y a eu 4 tués et 11 blessés.
  • Source MémorialGenWeb : Il est inhumé dans la tombe n° 3561 de la nécropole nationale de Lihons (Somme). De plus, son nom est porté également sur le Monument aux morts de Roquecourbe (Tarn).
Tombe Auguste Sauvagnac
Photo : Véronique Bringuier 2013 12

Les combattants vendémianais décorés  Remonter en haut de page

Pour obtenir la médaille de la Victoire, il fallait avoir servi trois mois – consécutifs ou non – entre le 2 août  1914 et le 11 novembre 1918  dans la zone des armées (lire la page consacrée à cette médaille sur Wikipédia).

Pour obtenir la médaille commémorative de la Grande guerre, il fallait avoir servi sous les drapeaux entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918 (lire la page consacrée à cette médaille sur Wikipédia).

La totalité des mobilisés vendémianais pouvait donc prétendre à ces deux décorations. Tous ne l'ont pas. On peut penser soit à une erreur ou un oubli sur leur fiche du registre matricule (ce qui est le cas de mon grand-père Eloïs Bringuier dont je possède les décorations) soit que les militaires concernés ne les ont pas demandées.

La Croix de guerre 1914-1918, elle, était attribuée pour récompenser l'octroi d'une citation par le commandement militaire pour conduite exceptionnelle (lire la page consacrée à cette médaille sur Wikipédia).
  • Marius Perrette, classe 1895 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Félicien Mirebagues, classe 1896 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Léon Partenet, classe 1897 : croix de guerre avec étoile de bronze, médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre (fiche matricule).
  • Paul Gasc, classe 1898 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Etienne Bascou, classe 1896 : médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Gaspard Bousquet, classe 1903 : croix de guerre avec étoile de bronze, médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Abel Coulet, classe 1904 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Augustin Dumas, classe 1904 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Arthur Gasc, classe 1905 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre, insigne des blessés.
  • Gaston Négrou, classe 1906 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Antonin Hébrard, classe 1907 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Fernand Perrette, classe 1908 : médaille militaire.
  • Joseph Roche, classe 1908 : croix de guerre avec étoile de bronze, médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
    • Citation du 29 octobre 1917 à l'ordre du Génie de la Division : "En campagne depuis le début, ont fait avec ténacité et sang-froid dans les secteurs de la Somme et de l'Aisne des liaisons et des conduites de convoi dans des circonstances particulièrement dangereuses".
    • Citation du 30 janvier 1919 à l'ordre du Génie de la 66è Division : "Brave, dévoué et courageux. A, pendant les affaires de 1918 assuré le ravitaillement de l'unité en matériaux du Génie, accompagnant sans cesse les convois jusqu'aux premières lignes".
  • Henri Lalèque, classe 1909 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre, médaille commémorative serbe.
  • Gaston Nougaret, classe 1909 : croix de guerre avec étoile de bronze, médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre, insigne des blessés.
    • Citation du 3 juillet 1917 à l'ordre du régiment : "Brave sapeur. Belle aptitude au feu. Vingt-quatre mois de pont. A été blessé".
  • Léon Roux, classe 1911 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre, insigne des blessés.
  • Aimé Barral, classe 1912 : croix de guerre avec 2 étoiles de bronze.
  • Léopold Souchon, classe 1912 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre, médaille commémorative serbe.
  • Louis Barthélémy, classe 1913 :  croix de guerre avec étoile de bronze, médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
    • Citation du 25 septembre 1918 : "Très bon gradé, énergique et brave. Pendant l'attaque du 19 août 1918, par son courage et son sang-froid, a contribué à la capture de 9 prisonniers".
  • Joseph Marius Curabec, classe 1913 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Joseph Paloc, classe 1914 : croix de guerre avec avec 1 étoile d'argent et 2 étoiles de bronze, médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Elisée Combes, classe 1916 : croix de guerre avec étoile d'argent, médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Paul Combes, classe 1916 : croix de guerre avec étoile de bronze, médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Aloïs Barral, classe 1916 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Aimé Faucilhon, classe 1917 : croix de guerre avec 2 étoiles de bronze, médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre, insigne des blessés.
  • Albert Paloc, classe 1917 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre.
  • Désiré Segondy, classe 1917 : médaille de la Victoire, médaille commémorative de la Grande guerre, insigne des blessés.

Après la guerre  Remonter en haut de page

Le 2 novembre 1919 est instauré le jour de deuil National. Pour l'occasion une fête dite "de la Reconnaissance Nationale aux Morts pour la France" est organisée dans toutes les communes de France. Les familles ayant été éprouvées au cours de cette terrible guerre se verront remettre un diplôme.

Les monuments commémoratifs de Vendémian  Remonter en haut de page

Les photos sont regroupés dans l'album correspondant du Flickr Généalogie Bringuier-Sanchez.

L'édification des monuments aux morts  Remonter en haut de page

Une loi du du 25 octobre 1919 instaura, pour toutes les communes, un Livre d'or des morts de la Grande Guerre. La création de ces livres entraîna le recensement des morts de toutes les communes de France et l’édification des monuments aux morts.

La subvention de l’Etat étant insuffisante, certaines communes prendront entièrement le financement à leur charge, d'autres feront appel à une souscription publique ou à un mécène. Ces problèmes de financement entraîneront l’édification de monuments très différents.

L'Etat, pour la réalisation des monuments, imposait un décret d'approbation émit par une commission de contrôle. Cette Commission, chargée de constater la qualité artistique des projets, devait veiller également à ce qu'une différenciation soit faite entre les monuments commémoratifs et les monuments funéraires qui, seuls, peuvent être agrémentés d'emblèmes ou d'épitaphes religieux. Beaucoup de communes ignoreront cette commission et érigeront des monuments à motifs religieux aussi bien sur des places publiques que des monuments commémoratifs dans les cimetières.

Aucune directive n’arrêtait la façon dont devait être fait l'inscription des morts, ni qui devaient être ces Morts. En l’absence de directive, les communes dressèrent leur liste en fonction du choix arrêté par le Conseil Municipal qui, le plus souvent, optèrent pour les natifs et les résidents de la commune. Dans beaucoup de cas, la liste gravée sur le Monument est celle qui fut établie pour le Livre d'or des Morts pour la France qui devait recenser le nom de tous les militaires, marins et civils Morts pour la France entre le 2 août 1914 et le 24 octobre 1919. Dans certaines, les communes firent inscrire aux côtés des Morts pour la France, les décédés civil par faits de guerre natifs de la commune même résidants ailleurs, les enfants des résidents de la commune même nés ou résidants ailleurs, les employés et ouvriers de commerces ou d'entreprises de la commune même résidants ailleurs, les militaires en garnison dans la commune, les militaires morts sur le territoire de la commune. Cette diversité dans les personnes mentionnées sur les monuments entraîna que certains soldats furent inscrits sur plusieurs monuments.

Les sépultures des soldats de la 1ère guerre mondiale   Remonter en haut de page

Dans les Nécropoles Nationales, se trouvent les tombes des soldats ayant droit à la sépulture perpétuelle entretenue aux frais de l’état. Ce sont les militaires ayant droit à la mention "Mort pour la France", morts en opération ou des suites de blessures reçues au combat ou de maladie contractée en service.

Les tombes de droit commun sont celles des soldats dont les corps ont été restitués aux familles à leur demande (entre 1920 et 1921 aux frais de l’état). De ce fait, elles ont perdu le droit à la sépulture perpétuelle aux frais de l’Etat. Il s’agit de concessions individuelles ou familiales accordées aux familles par les communes, soit (théoriquement) à perpétuité ou pour des durées de 50, 30 ou 15 ans renouvelables à l’expiration. Si la concession n’est pas renouvelée, le terrain revient de droit à la commune qui l’attribuera à une autre famille.

Deux décrets (30 mai 1921 et 16 juillet 1947) autorisent les municipalités à accorder, à titre d’hommage public, des concessions perpétuelles et gratuites dans leurs cimetières pour l’inhumation des soldats dont l’acte de décès porte la mention «Mort pour la France». Les corps des soldats peuvent seuls y être inhumés, tout autre membre de la famille étant exclu.  

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